Cet article fait partie d’une série :

Vais-je devenir freelance de luxe ?

Probablement jamais.

attendez, je vais m’expliquer

Évidemment, en écrivant cet essai, je suis parvenu à des conclusions que je serais bien bête de ne pas appliquer :

  • d’abord par intérêt (facturer plus, améliorer ma réputation, etc.)

  • mais aussi pour ajouter de l’épaisseur à mon métier de growth engineer

    En lui appliquant certaines méthodes du luxe, on se met à lui intégrer des éléments de psychologie, d’hospitalité et de design que je trouve fascinants. Il ne s’agit plus seulement de coder et d’automatiser pour les équipes go-to-market.

Néanmoins, est-ce que je me vois appliquer toutes les méthodes que j’ai énoncées et devenir un freelance de luxe en bonne et due forme ?

La réponse est non, car je me vois mal :

  1. créer une marque parfaitement alignée avec les valeurs du luxe

    Notamment parce que je suis en décalage avec le sérieux qui la caractérise :

    • je suis très drôle j’aime l’humour

    • j’aime intégrer des références à la culture internet dans mon contenu

    • j’utilise un vocabulaire tantôt vulgaire, tantôt châtié

  2. garder mes méthodes secrètes

    Mon portfolio et la qualité de mes études de cas semblent être de très bons arguments pour convaincre et attirer de nouveaux prospects. Mais j’ai quand même peur qu’en arrêtant de communiquer aussi abondamment, mon flux de leads inbounds se tarisse.

    Ce que j’envisage peut–être, en revanche, c’est de ne publier que les témoignages clients et l’introduction des études de cas, puis d’en faire payer l’accès détaillé.

  3. être excessivement sélectif

    On veut tous travailler avec les meilleurs clients et les plus beaux logos. Mais il faut être pragmatique : en étant sélectif à hauteur de ce que demande le luxe, aujourd’hui, je réduirais considérablement mon chiffre d’affaires, malgré un flux inbound satisfaisant.

En revanche, il y a un positionnement adjacents à celui luxe et que je suis prêt à embrasser : un positionnement élitiste (profondément ancré dans mes valeurs et mon caractère) et artisanal.

Vous comprendrez pourquoi je parle d’artisanat dans le plaidoyer de la section suivante.

Embrasser la culture française

Pas une année ne s’écoule sans que la presse publie : “pourquoi aussi peu de licornes françaises ?”; “la France à la traine par rapport aux US”; “l’Amérique innove pendant que l’Europe légifère”; …

Et on s’épuise.

On se flagelle.

On se dit qu’on n’arrivera jamais à les concurrencer.

Mais ne serait-on juste pas en train de jouer à un jeu contre-nature ? Et plus spécifiquement, contre notre nature française.

Je m’explique.

Le luxe est intimement lié à la France, non seulement en tant que catégorie d’entreprise (LVMH, Hermès, …), mais aussi en tant que concept (qualité, raffinement, sophistication, …).

C’est le magnifique héritage que nous ont laissé nos ancêtres et dont on bénéficie tous malgré nous. Non seulement nous devons le préserver, mais nous devons le cultiver.

Il y a quelques mois, j’écrivais un essai sur l’importance d’embrasser sa nature. Je réalise en vous écrivant qu’il n’est pas seulement destiné aux individus, mais aussi aux nations.

Cessons de juger nos entreprises à l’aune de standards américains : levées de fonds, passage à l’échelle, capitalisations boursières faramineuses, …

Embrassons notre culture du luxe et son véhicule : l’artisanat.

Ça ne veut pas dire qu’il faut renoncer à la modernité ou à la technologie. Ça ne veut pas non plus dire qu’il faut se cantonner aux entreprises comme Hermès.

Ça veut plutôt dire que nous devrions infuser tout ce que nous entreprenons — de nos meubles jusqu’à nos automatisations n8n — de cet esprit artisanal.

En tout cas, c’est ce que je compte faire, à défaut de devenir freelance de luxe.

Et je vous enjoins à m’emboiter le pas.

TL;DR : récapitulatif des tactiques

Si vous êtes résolus à devenir freelance de luxe, voici le récapitulatif des 32 tactiques qui pourraient vous y aider [18] :

Nous y voilà, clap de fin, j’espère que vous avez apprécié cet essai.

Partagez-le avec un prestataire de service de votre entourage svp, j’en suis très fier ;)

Digressions

[18] Ne prenez pas ces tactiques comme paroles d’évangiles : elles sont la combinaison de mes lectures, de mes réflexions et parfois de mes expériences en freelance — rien de plus.

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